L’intégration professionnelle des réfugiés dans le Gard

Description

 

En décembre 2019, le Comité scientifique de l’évaluation du PIC a souhaité mener une évaluation globale de la façon dont l’accès au marché du travail est pris en compte dans les politiques locales d’accueil et d’intégration des réfugiés. Les trois équipes retenues dans le cadre du marché IPR ont réalisé 8 monographies interrogeant la cohérence et la pertinence de la politique d’intégration professionnelle dans les départements suivants : Bouches-du-Rhône (13), Gard (30), Ille-et-Vilaine (35), Nord (59), Haute-Saône (70), Paris (75), Val d’Oise (95) et Somme (80). Les conclusions des rapports ont été présentées à la journée d’études Dispositifs d’intégration professionnelle des réfugiés.

Comme pour les autres départements littoraux de la région Occitanie, la situation économique apparait moins porteuse pour les réfugiés, avec un taux de chômage parmi les plus élevés (17% contre 14% en moyenne régionale) dans le département du Gard.

Le département du Gard a connu une hausse marquée des demandeurs d’asile (+101% entre 2015 et 2017, avec 466 demandeurs en 2017) et une diversification des nationalités des demandeurs, en partie liés à la création de nouvelles places en structures d’hébergement pour demandeurs d’asile dans une logique de rééquilibrage sur le territoire national.

Rattachés au Comité Départemental d’Intégration des Etrangers (CODIE), des groupes de travail qui sont bien repérés ont été créés et permettent aux différents acteurs mobilisés pour l’insertion des réfugiés de se connaitre, mais moins de coordonner leurs interventions, compte tenu de modalités de mises en œuvre et de niveaux de participation à géométrie variable, selon les thématiques.
A ce jour, les collectivités territoriales sont absentes de la politique d’intégration et nul contrat d’accueil et d’intégration des étrangers primo-arrivants n’a été signé malgré le relais et la communication de la DEETS et de la Préfecture.
La prise en compte de l’insertion professionnelle des réfugiés reste à ce jour assez secondaire, souvent conditionnée à une bonne maitrise de la langue, et à la levée des « freins périphériques », qui restent nombreux et semblent bien souvent « prioritaires ». Si le département est globalement bien doté en offre d’apprentissage du français avec un centre de ressources de référence, la disparité est pointée du doigt entre le milieu urbain (Nîmes, Alès) et le Gard Rhodanien en particulier pour les publics relevant de l’alphabétisation.

 

=> Pour consulter et télécharger cette étude sur le site de la DARES

 

Cette étude est réalisée avec la participation financière du ministère de l’Intérieur.

 

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