Description
Un renforcement décisif de l’observation : mieux comprendre pour mieux agir
Une priorité stratégique 2025–2030
Le rapport 2025 s’inscrit dans la première année de mise en œuvre des orientations 2025‑2030, où l’observation constitue un levier essentiel. L’ANLCI met l’accent sur la nécessité de mieux connaître et faire connaître la réalité de l’illettrisme et de l’illectronisme, un prérequis incontournable pour déployer des politiques adaptées.
Une observation territoriale approfondie
Parmi les actions emblématiques, une expérimentation menée en Hauts‑de‑France vise à établir une cartographie des risques d’illettrisme, un outil déterminant pour identifier les zones les plus vulnérables et cibler les actions prioritaires. Cette initiative témoigne du rôle central accordé à la donnée territoriale, indispensable pour comprendre la diversité des situations locales.
Un observatoire tourné vers la jeunesse
En parallèle, l’Observatoire de l’illettrisme et de l’illectronisme a sortie une nouvelle ressource dédiée aux 18‑29 ans en septembre 2025. Cette ressource vise à actualiser les connaissances sur ce public particulièrement concerné par les difficultés de lecture, d’écriture, de numératie et d’usages numériques.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation des données, indispensable pour éclairer les choix politiques, nourrir les coopérations et mesurer l’impact des actions menées.

2025 : l’année des jeunes
Le rapport rappelle que 10 % des jeunes adultes rencontrent des difficultés avec les compétences de base, un taux qui ne diminue plus. Ces difficultés se traduisent au quotidien : lire une consigne, prendre un rendez-vous en ligne, utiliser un distributeur bancaire ou se repérer dans l’espace numérique peuvent devenir de véritables obstacles.
L’ANLCI répond à cette urgence par plusieurs actions fortes :
- Un challenge vidéo national « Basique ! » pour donner la parole aux jeunes et lever le tabou de l’illettrisme.
- Une campagne « Compétences en main, autonomes demain » pour recenser les offres disponibles, identifier les manques et valoriser les actions locales en faveur des 16‑29 ans.
- Une édition record des Journées Nationales d’Action contre l’Illettrisme (JNAI), largement relayée sur les réseaux sociaux et orientée prioritairement vers les moins de 30 ans.
Des réseaux mobilisés et des acteurs soutenus
Des professionnels en demande d’appui
Les réseaux engagés sur les compétences de base sont fortement mobilisés, mais expriment un besoin grandissant de soutien. L’ANLCI y répond en :
- accompagnant les CRIA (Centres Ressources Illettrisme et Analphabétisme),
- clarifiant les dispositifs de professionnalisation disponibles,
- intensifiant la sensibilisation dans le monde du travail.
Des outils renforcés
L’outil de repérage EVA, performant et gratuit, poursuit son déploiement massif dans les réseaux partenaires. Il devient un outil incontournable pour détecter les situations d’illettrisme de manière simple et rapide.
Des solutions adaptées aux territoires
Pour répondre aux besoins identifiés grâce à l’observation, l’ANLCI accompagne :
- la mise en place d’ateliers “première marche”, conçus pour proposer une première entrée sécurisée et accessible aux personnes en grande difficulté ;
- la montée en puissance de la méthode DUPLEX (avec habilitation des formateurs et création d’open badges) ;
- la finalisation de 65 coopératives des solutions, véritables espaces collaboratifs entre acteurs nationaux et territoriaux.
Ces actions témoignent de la volonté de co‑construire des réponses au plus près des réalités locales, un principe devenu incontournable grâce aux analyses issues du volet Observation.
Une mobilisation collective au service d’un enjeu national
Le rapport 2025 insiste sur un point clé : rien de ce qui est entrepris ne serait possible sans la mobilisation conjointe de l’ensemble des acteurs — institutions, collectivités, associations, entreprises, partenaires de l’emploi ou de l’insertion.
Cette mobilisation est d’autant plus essentielle que les difficultés restent massives mais invisibles : beaucoup pensent encore que toute personne scolarisée en France maîtrise les compétences de base. Or, 1 adulte sur 10 en est empêché au quotidien.