🔎Zoom sur les jeunes touchĂ©s par les difficultĂ©s linguistiques – Octobre 2025

  • Zoom sur les jeunes

Description

Pour ce FIL PRO, le réseau des CRIA a souhaité vous proposer une diversité de contenus, rendant compte de la pluralité des acteurs et des dispositifs engagées pour la lutte contre les difficultés linguistiques chez les jeunes en Occitanie

Aujourd’hui encore, 11 % des jeunes de 18 Ă  29 ans rencontrent des difficultĂ©s importantes dans les compĂ©tences de base (chiffres publiĂ©s par l’ANLCI dans sa dernière Ă©tude de septembre 2025 intitulĂ©e Une photographie des jeunes 16-29)

Ces chiffres seront notamment corroborĂ©s par la sortie prochaine de l’Ă©tude du Carif oref Occitanie portant sur le savoir des bases sur les jeunes en Occitanie.

Ce dossier vise ainsi à mettre en lumière les initiatives, les analyses et les partenariats qui contribuent à renforcer la maîtrise des compétences de base et à favoriser l’inclusion de tous les jeunes en Occitanie.

 

Le Carif Oref Occitanie publiera prochainement une nouvelle étude portant sur les savoirs de base chez les jeunes.

 

Résumé

En Occitanie, les plus jeunes rencontrent des difficultés relativement importantes dans les savoirs de base (écrit, calcul, numérique). Le taux d’illettrisme s’élève à 9 % chez les 18-29 ans, contre une moyenne régionale de 7 % chez les 18-65 ans. Les compétences des moins de 30 ans sont en effet particulièrement faibles dans les domaines de l’écrit et du calcul. Les plus jeunes sont en revanche les moins confrontés à des difficultés dans le numérique, même si cette problématique touche 17 % d’entre eux. En tenant compte des trois domaines des savoirs de base, 34 % des moins de 30 ans sont concernés par au moins une difficulté, proportion qui atteint 32 % chez les 30-49 ans et 49 % chez les 50-65 ans.

 

Comme pour l’ensemble des 18-65 ans, les mêmes facteurs de risque sont identifiés chez les plus jeunes. Ainsi, les moins diplômés, les habitants des communes rurales et les plus éloignés du marché du travail sont les plus touchés. Des spécificités se retrouvent comme dans les autres tranches d’âge, avec par exemple des difficultés plus prononcées en calcul chez les femmes et à l’écrit chez les hommes. Pour ce qui est du calcul, l’écart déjà important en défaveur des femmes s’est accentué ces dernières années selon l’enquête Timss. Au-delà de cette différence, la question sur la faiblesse du niveau moyen en mathématiques (mais aussi en français) des élèves est posée par l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR).

 

Au niveau territorial, certains départements seraient plus concernés, en partie en raison d’une forte proportion de NEET et de décrocheurs scolaires, deux publics concentrant les difficultés dans les compétences de base. Le littoral méditerranéen (à l’exception de l’Hérault), l’Ariège et le Tarn-et-Garonne sont ainsi susceptibles d’être confrontés à une proportion importante de jeunes en difficulté à l’écrit, en calcul ou dans le numérique.

 

La moindre maîtrise de l’écrit et du calcul chez les plus jeunes est préoccupante à plusieurs titres. Ainsi, les compétences à l’écrit jouent un rôle primordial dans l’accès à l’emploi, rôle renforcé ces dernières années avec l’essor du télétravail et la généralisation de l’utilisation d’outils numériques (messageries, intelligence artificielle, etc.). En effet, l’orthographe joue un rôle déterminant dans le processus de recrutement en France, les recruteurs écartant plus facilement les profils ne maîtrisant pas cette compétence. Les lacunes des collaborateurs à l’écrit peuvent être synonymes de manque de crédibilité, de négligence et de mauvaise image pour l’entreprise vis-à-vis de l’externe. Or, les attentes des entreprises se sont renforcées depuis la crise sanitaire et la généralisation du télétravail. Le déploiement massif de cette nouvelle organisation du travail s’est traduit par une baisse des temps d’échanges oraux au profit de l’utilisation d’outils impliquant plus d’écrit (chats, réseaux sociaux d’entreprise, courriels, etc.), laquelle a pu mettre en lumière les difficultés de certaines personnes. Dans le même temps, la baisse du niveau en calcul chez les plus jeunes intervient à un moment où les besoins en compétences scientifiques (techniciens et ingénieurs) s’accroissent.

 

La 12ᵉ édition des Journées Nationales d’Action contre l’Illettrisme (JNAI), organisée du 8 au 15 septembre 2025 sous le slogan « Apprendre, c’est reprendre le contrôle », a connu un succès exceptionnel en Occitanie.

Coordonnées par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), les JNAI visent chaque année à sensibiliser, informer et valoriser les initiatives locales pour faire reculer durablement l’illettrisme et illectronisme. Cette édition mettait l’accent sur la jeunesse, alors qu’en Occitanie, 8 % des 18-25 ans — soit 45 600 jeunes — sont concernés.

La mobilisation régionale a atteint un niveau inédit plus de 120 actions labellisées sur l’ensemble des 13 départements. Forums, expositions, émissions de radio, ateliers participatifs, ciné débats : les initiatives ont fleuri de Toulouse à Perpignan, illustrant la vitalité du réseau d’acteurs engagés.

💡Parmi les temps forts : une exposition Éloge de la lecture et de l’écriture à Toulouse, un forum jeunesse à la mission locale de Montauban, et des podcasts produits par Radio Aviva et le CRIA 34.

À l’échelle nationale, la mobilisation s’est également traduite par la diffusion sur France 2 du programme « Je n’ai pas les mots – 8 semaines pour sortir de l’illettrisme », rappelant que 3,7 millions de Français sont encore concernés.

👉En Occitanie, ces journées ont une nouvelle fois démontré que lutter contre l’illettrisme, c’est avant tout créer du lien, redonner confiance et ouvrir des perspectives d’avenir.

Parmi les actions lancées au fil de l’année, un challenge intitulé « BASIQUE ! » qui a pour objectif de mieux communiquer en direction des jeunes, leur faire savoir que leurs difficultés ne sont pas inéluctables et qu’ils peuvent être accompagnés.

Parler des questions d’illettrisme, innumérisme, illectronisme chez les moins de 30 ans : découvrez les vidéos réalisées par les jeunes eux-mêmes

Vous pouvez découvrir les quatre vidéos lauréates sur la chaîne Youtube ANLCI

La participation de l’E2C Narbonne au challenge basic :

🗓️ Le 9 octobre 2025, la Médiathèque Émile Zola de Montpellier a accueilli la deuxième journée du cycle « Agir contre l’illettrisme en Occitanie », consacrée cette année aux jeunes à la marge.
Organisée par l’Agence Unique Occitanie Culture en partenariat avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) et le Réseau des Médiathèques cette rencontre a réuni de nombreux acteurs engagés (France Travail, Missions Locales, CRIA…) ainsi que des structures culturelles et associatives du territoire.

 Comprendre et agir pour les jeunes en difficulté avec les compétences de base

La matinée s’est ouverte par une table ronde intitulée « Les NEETs : regards sur les jeunes à la marge », animée par Véronique Joulié (ANLCI).
Aux côtés d’une anthropologue, de la DREETS et du Carif-Oref Occitanie, les intervenants ont partagé les résultats d’études régionale et nationale sur l’illettrisme et échangé autour des leviers d’action pour mieux repérer, prévenir et accompagner les jeunes éloignés de l’emploi, de la formation et de la lecture.

 Des initiatives inspirantes au cœur des territoires

Tout au long de la journée, des projets concrets ont été mis en lumière : actions menées dans les médiathèques et bibliothèques, dispositifs d’accompagnement portés par les Missions Locales ou encore initiatives culturelles favorisant la revalorisation de l’estime de soi par la lecture et l’expression.
Ces échanges ont montré combien la coopération entre acteurs de la culture, de l’insertion et de la formation est essentielle pour construire des parcours inclusifs et durables.

Un élan collectif à poursuivre

Dans une ambiance conviviale et constructive, cette journée a rappelé que lutter contre l’illettrisme, c’est avant tout agir ensemble : ouvrir des portes, créer des passerelles, et offrir à chaque jeune la possibilité de reprendre confiance en ses capacités.

👉Le dossier thématique résumant le programme de la journée 

đź’ˇQui sont-ils ?

Un MNA, Mineur Non Accompagné, est le terme utilisé pour désigner un ressortissant d’un pays tiers à l’Union Européenne âgé de moins de dix-huit ans qui entre sur le territoire des États membres sans être accompagné d’un adulte responsable de lui (Directive 2011/95/UE).

La situation des MNA est complexe, combinant les aspects de migrant et de mineur sans autorité parentale. Leur isolement de toute forme d’autorité parentale ou apparentée les rend particulièrement vulnérables.

La loi du 14 mars 2016, relative à la protection de l’enfance, renforcée par celle du 7 février 2022, a donné un fondement légal à la répartition des MNA entre départements et leur garantit des droits équivalents à ceux des autres enfants présents sur le territoire.

Une fois reconnus mineurs, ils sont donc droit à un hébergement et une prise en charge sur les plans de la santé, l’accès à la scolarité etc.., à tout le système de protection des mineurs.

En 2022, 14 782 Mineurs non accompagnĂ©s ont Ă©tĂ© recensĂ©es par la Mission MNA (MMNA) de la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) pour toute la France, originaires principalement d’Afrique Subsaharienne et, Ă  plus de 90%, des garçons. L’Occitanie en a accueilli 1 373 au cours de la mĂŞme annĂ©e, dont 17 seulement ont Ă©tĂ© confiĂ©s au DĂ©partement de la Lozère, provenant principalement de GuinĂ©e, CĂ´te d’Ivoire, Bangladesh, LibĂ©ria et BĂ©nin.

(Source : Les MNA en Occitanie, étude du CARIF-OREF en 2024 https://www.cariforefoccitanie.fr/content/uploads/2024/12/Obs_PEE_MNA.pdf).

 

✒️L’apprentissage du français

On pourrait s’attendre à ce que la plupart des MNA originaires d’anciennes colonies françaises en Afrique soient francophones, mais ce n’est en réalité pas souvent le cas, car bon nombre sont issus de milieux ruraux et non pas ou très peu été scolarisés dans leur enfance. C’est leur langue maternelle qui était parlée à la maison et ils n’ont eu que peu d’occasions d’exposition à la langue française.

Si, une fois en France, l’immersion francophone quotidienne leur permet en quelques mois de maîtriser les bases du français oral, l’acquisition de la lecture / écriture reste problématique pour ceux qui, au départ, sont analphabètes. Les effectifs en Lozère, on l’a vu, sont minimes et ne permettent pas l’ouverture de classe spécifiques type UPE2A (FLE) à plein temps au sein des collèges. Les principaux collèges concernés disposent de quelques heures par semaine (de 3h à 12h selon les établissements) avec des enseignants spécialisés en FLE (Français Langue Etrangère), et le CFA à Mende offre la possibilité de bénéficier d’une année supplémentaire pour préparer un CAP, avec des heures de FLE la première année. Mais ces moyens restent en pratique insuffisants pour pallier aux problématiques d’analphabétisme de certains MNA.

 

🎯 L’accompagnement des MNA en Lozère

Les MNA confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du Département de la Lozère sont pour la plupart hébergés dans des foyers dédiés, comme le Lieu de Vie et d’Accueil (LVA) « Les Pelloux » à St Martin de Lansuscle (disposant d’une annexe à Mende pour les jeunes au CFA) ou la MECS (Maison d’Enfants à Caractère Social) « Le Sentier » au Bleymard, plus rarement en famille d’accueil. En fonction de leur âge et après évaluation par le CIO (Centre d’Information et d’Orientation de l’Education Nationale), ils sont scolarisés au collège de secteur puis en classe de 3e prépa métiers à Mende ou au CFA pour un apprentissage, avec possibilité de préparer leur CAP en 3 ans afin de bénéficier de cours de FLE la première année. Au-delà de 18 ans et jusqu’à 21 ans, ils peuvent continuer à bénéficier d’un accompagnement ASE, par exemple au travers du SAVA (Service d’Accompagnement à la Vie Autonome).

 

🔎Zoom sur une structure d’accueil :  la MECS « Le Sentier » au Bleymard.

Le Bleymard est une petite commune sur le versant Nord du Mont Lozère. Cette structure de l’ASE dédiée aux MNA, située en plein cœur du village, à quelques minutes à pied du collège, peut accueillir jusqu’à 20 MNA. L’équipe éducative est constituée d’un directeur, un chef de service, 6 éducateurs/trices qui travaillent par roulement de 2 ou 3, une psychologue, un éducateur technique/cuisinier, un formateur FLE. Les 12 à 14 jeunes accueillis actuellement sont scolarisés soit au collège du village, soit en 3e prépa métiers ou au CFA à Mende. Pour les accompagnants, l’enjeu est d’arriver à faire du lien et instaurer un climat de confiance avec les jeunes. Il faut « trouver les bons mots, adapter son langage, expliciter le tu et le vous… », accompagner les problèmes psychologiques dus au parcours d’exil qui se rajoutent parfois aux difficultés d’apprentissage. Le formateur FLE accueille les jeunes en petits groupes les soirs et le mercredi après-midi, afin de renforcer la maîtrise du français. Les jeunes interrogés disent trouver le français difficile, à cause des articles (le ou la ?), la prononciation, les nombreux homonymes…

 

👉 Le rôle du CRIA

Le CRIA 48 intervient auprès des structures d’accueil de MNA à plusieurs niveaux : d’une part et si besoin, pour sensibiliser les équipes éducatives aux spécificités de leur public par rapport à la langue française (différence illettrisme/analphabétisme et remédiations adaptées, ressources pédagogiques disponibles, propositions alternatives par le jeu…) en intervenant par exemple dans le cadre d’une réunion d’équipe.

D’autre part, pour apporter un outillage pédagogique sur mesure en fonction des besoins, que ce soit par un prêt d’ouvrages ou jeux permettant l’apprentissage et la pratique du français, ou par un accompagnement/conseil adapté, ou la proposition de formations…

Enfin, en communicant sur la cartographie de l’offre de formation FLE / Savoirs de base sur le territoire, afin de trouver les bons relais pour les jeunes majeurs passés au SAVA et en route vers l’autonomie…

 

 

Le parcours

L’Ufolep des Pyrénées Orientales s’inscrit dans les politiques de la ville d’insertion sociale et professionnelle initiées par les différents gouvernements dans le cadre du ANCT (l’Agence Nationale de la cohésion des territoires) pour lutter contre les inégalités.

L’action de la fédération s’illustre par un dispositif intitulé Parcours coordonné en partenariat avec les missions locales, les conseils généraux, la protection judiciaire de la jeunesse et l’Enfance Catalane.

🎯Ce parcours vise des jeunes de 16 Ă  25 ansrĂ©sidant dans un quartier politique de la ville, Ă©loignĂ©s des pratiques sociales et/ou en rupture avec les systèmes sociaux existants (système scolaire, milieu professionnel) et/ou en situation de fragilitĂ© ou d’isolement, « portant un intĂ©rĂŞt » sur les mĂ©tiers de l’animation sportive ou socioculturelle.

Le parcours coordonné leur permet d’accéder à des formations proposées par l’Ufolep telles que le BAFA (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur), le PSC remplace le PSC1 (Formation secourisme premiers secours), le CQP ALS JSJO (certificat de qualification professionnel Animateur de Loisirs Sportifs). Pour ce faire le comité dispense un accompagnement individualisé et financé. Le sport par ce biais devient un levier de recrutement et une alternative pour des jeunes à réintégrer dans une démarche de projet qualifiante et professionnalisée.

 

Ce Parcours, qui s’étale sur 9 mois (300h de formation) s’articule autour de différents modules et d’un diplôme professionnel :

Le diplĂ´me professionnel CQP ALS JSJO :

• Certificat de Qualification Professionnelle

• Animateur de Loisirs Sportifs

• Option Jeux Sportifs et Jeux d’Opposition

 

Le CQP ALS est un diplôme de la branche professionnelle du sport, inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Il permet d’exercer, contre rémunération, la fonction d’animateur de loisirs multisports.

👉Programme parcours coordonné

 

Le repérage des difficultés avec les savoirs de bases

Les outils de repérage des difficultés

  • Ă€ l’entrĂ©e en formation : fiche d’inscription Ă  complĂ©ter seul
  • Tout au long du parcours : repĂ©rage des difficultĂ©s en lecture/Ă©criture lors de la rĂ©daction du rapport de stage ou autres travaux Ă©crits

Accompagnement individualisé :

  • Utilisation d’outils numĂ©riques (correcteurs orthographiques)
  • Travail en autonomie et ajustement avec les formateurs

 

Les difficultés rencontrées avec les jeunes peuvent être multifacettes : 

  • Il n’est pas toujours facile de donner du sens Ă  son projet. A la question « pourquoi veux-tu ĂŞtre Ă©ducateur sportif ? » la rĂ©ponse « j’aime le sport » est insuffisante. Les temps d’échanges avec les formateurs aident Ă  mieux formuler son projet.
  • La plupart des apprenants dĂ©pendent des transports en commun. Un incident personnel ou une perturbation du rĂ©seau peut donc impacter leur motivation et leur rĂ©gularitĂ©. Il est ainsi essentiel de travailler sur le rythme, l’organisation et les habitudes Ă  adopter pour devenir acteur de son apprentissage
  • Manque de soutien familial demande Ă  l’équipe pĂ©dagogique de travailler en permanence sur la motivation, l’autonomie et la mobilisation

 

« L’encadrement et la pédagogie bienveillante sont essentielles pour booster les jeunes. Considérer leurs acquis comme une richesse est le point de départ. Leur montrer qu’ils peuvent les exploiter pour progresser, c’est la véritable pédagogie de la réussite. »

 

Témoignages stagiaires

cliquer pour voir la vidéo
 » J’ai toujours voulu travailler avec les enfants mais je n’avais pas eu la possibilitĂ© de faire une formation »
« Avec le covid, je me suis isolĂ©e et je ne voulais plus rien faire de ma vie (…) Grâce Ă  la personne qui s’est occupĂ© de moi, j’ai rĂ©ussi Ă  trouver Ă  mon projet »

La lutte contre l’illettrisme constitue une priorité pour la Région Occitanie qui finance une action formation spécifique « LECTIO » depuis 2019.

Ce dispositif accueille les personnes en situation d’illettrisme pour permettre l’acquisition ou la consolidation des savoirs de base nécessaires à l’autonomie dans les situations de la vie quotidienne et/ou professionnelles.

Chaque année, environ 2000 personnes intègrent la formation et près d’un stagiaire sur 4 à moins de 26 ans.

Dans le cadre de ce dossier Filpro consacré au public jeune, il est intéressant de constater que le territoire de la Région Occitanie qui compte le plus grand nombre de stagiaires de moins de 26 ans au sein de la formation LECTIO est celui de Nîmes, où c’est le Centre Régional de Formation Professionnel (CRFP) qui déploie ce dispositif.

L’équipe de Ceregard s’est rendue sur place pour réaliser une courte interview : membres de la direction et de la coordination du CRFP y témoignent de l’importance d’un accompagnement adapté aux jeunes en difficulté avec les compétences de base. Plusieurs jeunes ayant suivi la formation partagent également leur expérience et leurs ressentis sur le dispositif.

📍Pour retrouver un organisme de formation proche de chez vous, vous pouvez consulter la cartographie du site PROFIL https://www.profiloccitanie.fr/  ou vous rapprocher du Centre Ressources Illettrisme et Apprentissage de la langue (CRIA) de votre territoire. »

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