Etude sur les salariés intérimaires n’ayant pas les connaissances et usages numérique de base

Description

L’étude réalisée en octobre 2025 par Ipsos bva met en lumière les difficultés rencontrées par les intérimaires en situation d’illectronisme, qui représentent une part significative de la population française. L’illectronisme touche 15% des adultes en France, avec une prévalence chez les personnes âgées, les moins diplômées et les populations en situation financière précaire. ​

Caractéristiques des intérimaires en situation d’illectronisme :

  • Majoritairement des hommes, ouvriers, moins diplômés, souvent en difficulté financière. ​
  • Surreprésentation dans les secteurs de l’industrie et du BTP. ​
  • Usage limité des outils numériques, avec une préférence pour le smartphone (77% l’utilisent quotidiennement) et un faible usage de l’ordinateur (12%) et de la tablette (7%).
  • Difficultés à réaliser des démarches administratives en ligne, rédiger des documents, ou utiliser des outils bureautiques. ​
  • Dépendance à l’aide de proches, collègues ou conseillers d’agence pour surmonter les obstacles numériques. ​

Perceptions et pratiques numériques :

  • Le numérique est perçu comme utile et facilitateur, mais suscite des craintes liées à la sécurité des données, la déshumanisation et la complexité des démarches dématérialisées.
  • Les réseaux sociaux sont largement utilisés pour consulter des contenus, mais peu pour créer ou relayer des posts. ​
  • L’intelligence artificielle reste un concept flou pour la majorité, avec peu d’usages pratiques. ​

Formation et accompagnement :

  • Seul un quart des intérimaires en situation d’illectronisme a suivi une formation au numérique, principalement sur l’utilisation de base des ordinateurs et de la bureautique. ​
  • Les principales raisons de ne pas suivre de formation incluent l’absence de proposition, le manque de temps, ou la perception que cela n’est pas nécessaire. ​
  • Plus de la moitié des intérimaires souhaitent se former pour être plus à l’aise dans leur vie quotidienne et professionnelle, accéder à des missions mieux rémunérées, ou évoluer vers des postes plus qualifiés. ​

Typologie des intérimaires en situation d’illectronisme :

  1. Très éloignés du numérique (35%) : Faible usage et maîtrise, peu d’appétence pour la formation. ​
  2. En quête de progression (20%) : Usage modéré, fort intérêt pour la formation. ​
  3. Débrouillards (16%) : Compétences numériques mobiles, faible usage de l’ordinateur. ​
  4. Habitués du smartphone (27%) : Usage centré sur le smartphone, forte envie de progresser. ​

Pistes d’action pour la branche du travail temporaire :

  1. Communication : Sensibiliser les intérimaires à l’importance des compétences numériques dans leur vie professionnelle et personnelle. ​
  2. Repérage : Aider les agences d’emploi à identifier les intérimaires en situation d’illectronisme. ​
  3. Formation : Proposer des modules courts sur les compétences numériques, intégrer ces compétences dans les formations métiers, et articuler avec les dispositifs FLE et compétences de base. ​
  4. Accompagnement : Faciliter l’accès à des équipements numériques et à des services de formation adaptés. ​

L’étude souligne l’importance de l’accompagnement humain et de la formation en présentiel pour surmonter les obstacles liés à l’illectronisme et favoriser l’inclusion numérique des intérimaires. ​

 

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